Are the principles of judicial independence respected in the confederal State of Canada and in the national State of Quebec ?

A document produced in 1985 by the Office of the United Nations High Commissioner for Human Rights (OHCHR) sets out rules to assist Member States in organizing their judicial systems in an effective and respectful manner for universal humanitarian rights.

These are the Basic Principles on the Independence of the Judiciary, of which the following are the first seven precepts:

1. The independence of the judiciary shall be guaranteed by the State and enshrined in the Constitution or the law of the country. It is the duty of all governmental and other institutions to respect and observe the independence of the judiciary.

2. The judiciary shall decide matters before them impartially, on the basis of facts and in accordance with the law, without any restrictions, improper influences, inducements, pressures, threats or interferences, direct or indirect, from any quarter or for any reason.

3. The judiciary shall have jurisdiction over all issues of a judicial nature and shall have exclusive authority to decide whether an issue submitted for its decision is within its competence as defined by law.

4. There shall not be any inappropriate or unwarranted interference with the judicial process, nor shall judicial decisions by the courts be subject to revision. This principle is without prejudice to judicial review or to mitigation or commutation by competent authorities of sentences imposed by the judiciary, in accordance with the law.

5. Everyone shall have the right to be tried by ordinary courts or tribunals using established legal procedures. Tribunals that do not use the duly established procedures of the legal process shall not be created to displace the jurisdiction belonging to the ordinary courts or judicial tribunals.

6. The principle of the independence of the judiciary entitles and requires the judiciary to ensure that judicial proceedings are conducted fairly and that the rights of the parties are respected.

7. It is the duty of each Member State to provide adequate resources to enable the judiciary to properly perform its functions.

When they are unable to clearly establish what constitutes a nation and to differentiate it from a confederation of national States, Canada and Quebec do not respect these principles…

They violate them by tolerating a constitutional status quo unfit to ensure primary legal and judicial security !

The absurd cleavage of jurisdictions – once imposed by the conquering monarch and his associates to take control of the Canadian dominion – still prevents intelligent clarification of the roles of our different institutions.

In the context where we do not have a Republican Constitution capable of establishing coherence in the legislative, judicial and administrative organization, the Libertine Party does not hesitate to disrupt investigations and to undermine the holding of trials that would trouble its associates.

It does not only alleviate or commute punishments, it procures impunity to crooks at the same time as it imposes the denial of justice to honest citizens !

In the prevailing constitutional confusion, politicians holding power now have access to the most sophisticated operating procedures to mislead the courts and to restrain justice.

It should not be surprising, therefore, that citizens are in no way protected from the procedural misconduct of the Libertine Party!

He may give the judicial powers to any conniver seeing no problem in the fact that the queen of a foreign empire and the leaders of a federation of provinces continue to usurp illegitimately the national powers and to deny justice to our people…

Such a situation would not arise if the Quebec nation and the Canadian confederal state were respecting the imperative rules of universal law, including the Fundamental Principles on the Independence of the Judiciary!

As everywhere else, Quebec judges and Canadian judges have an undeniable obligation to contribute by their actions to uphold human rights and to promote the moral development of peoples…

But they can not do it at the moment because the constitutional blow of 1982 plunges us ever deeper into an insurmountable chaos!

Once this profound systemic corruption of our judicial power has been established, we can no longer remain indifferent to it: we have to make sure to remedy it urgently.

Les Principes fondamentaux relatifs à l’indépendance de la magistrature sont-ils respectés dans l’État caméléon canadien ?

Un document, produit en 1985 par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies, établit des règles pour aider les États membres à organiser leur système judiciaire d’une manière efficace et respectueuse des droits humanitaires universels.

Il s’agit des Principes fondamentaux relatifs à l’indépendance de la magistrature dont voici les sept premiers préceptes: 

  1. L’indépendance de la magistrature est garantie par l’État et énoncée dans la Constitution ou dans la législation nationale. Il incombe à toutes les institutions, gouvernementales et autres, de respecter l’indépendance de la magistrature.
  1. Les magistrats règlent les affaires dont ils sont saisis impartialement, d’après les faits et conformément à la loi, sans restrictions et sans être l’objet d’influences, incitations, pressions, menaces ou interventions indues, directes ou indirectes, de la part de qui que ce soit ou pour quelque raison que ce soit.
  1. Les magistrats connaissent, de toute affaire judiciaire et ont le pouvoir exclusif de décider si une affaire dont ils sont saisis relève de leur compétence telle que définie par la loi.
  1. La justice s’exerce à l’abri de toute intervention injustifiée ou ingérence et les décisions des tribunaux ne sont pas sujettes à révision. Ce principe est sans préjudice du droit du pouvoir judiciaire de procéder à une révision et du droit des autorités compétentes d’atténuer ou de commuer des peines imposées par les magistrats, conformément à la loi.
  1. Chacun a le droit d’être jugé par des juridictions ordinaires selon les procédures légales établies. Il n’est pas créé de juridiction n’employant pas les procédures dûment établies conformément à la loi…
  1. En vertu du principe de l’indépendance de la magistrature les magistrats ont le droit et le devoir de veiller à ce que les débats judiciaires se déroulent équitablement et à ce que les droits des parties soient respectés.
  2. Chaque État membre a le devoir de fournir les ressources nécessaires pour que la magistrature puisse s’acquitter normalement de ses fonctions.

Lorsqu’ils se montrent incapables d’établir clairement ce que constitue une nation et de la différencier d’une confédération d’États nationaux, le Canada et le Québec ne respectent pas ces principes…

Ils les violent en tolérant un statu quo constitutionnel impropre à assurer la sécurité juridique et judiciaire primaire !

L’absurde clivage de compétences – qu’ont jadis imposé le monarque conquérant et ses associés pour s’accaparer le contrôle du dominion canadien – empêche encore aujourd’hui la clarification intelligente des rôles de nos différentes institutions.

Dans le contexte où nous n’avons pas de Constitution républicaine apte à établir la cohérence dans l’organisation législative, judiciaire et administrative, le Parti libertin ne se gêne pas pour perturber les enquêtes et pour nuire à la tenue des procès qui mettraient ses associés dans l’embarras.

Il ne se contente donc pas d’atténuer ou de commuer des peines, il procure carrément l’impunité aux magouilleurs qui lui sont associés en même temps qu’il impose le déni de justice aux honnêtes citoyens !

Dans la confusion constitutionnelle régnante, les politiciens détenant le pouvoir ont actuellement accès aux modes opératoires les plus sophistiqués pour induire les tribunaux en erreur et empêcher la justice.

Il ne faut donc pas se surprendre du fait que les citoyens ne soient aucunement protégés des inconduites procédurales du Parti libertin !

Il peut à sa guise octroyer les pouvoirs judiciaires à n’importe quel rustaud lui portant allégeance et ne voyant pas de problème dans le fait que la reine d’un empire étranger et que les dirigeants d’une fédération de provinces continuent d’usurper illégitimement les pouvoirs nationaux et priver de justice les gens d’ici…

Une telle situation ne surviendrait pas si la nation québécoise et l’État confédéral canadien s’appliquaient à respecter sans perversion les règles impératives de droit universel, dont les Principes fondamentaux relatifs à l’indépendance de la magistrature !

Comme partout ailleurs, les juges québécois et les juges canadiens ont l’obligation indéniable de contribuer par leurs actions à faire respecter les règles impératives du gros bon sens humanitaire commun et à favoriser le développement moral des peuples…

Mais ils ne peuvent pas le faire en ce moment du fait que le coup constitutionnel de 1982 nous plonge sans cesse plus profondément dans un chaos insurmontable !

Une fois que cette corruption systémique profonde de notre pouvoir judiciaire est constatée, nous ne pouvons plus y rester indifférents : nous devons nous astreindre  à y remédier urgemment.

What is the teaching of the Supreme Court of Canada with the Jordan judgment ?

Jordan [1] is a judgment of the Supreme Court of Canada that has the effect of limitating the total length of trials in all Canadian provinces.

It establishes that the length of trials should be no longer than 18 months for cases studied by provincial courts and 30 months for cases examined by superior courts.

This judgment is based on the intimate opinions of the judges appointed to the highest court of law by the pro-federalism and pro-monarchism political parties that have governed the Canadian confederal / federal government since 1999.[2]

It is also based on the principle of protection of the rights of accused persons under section 11 (b) of the Constitution Act, 1982:

11. Any person charged with an offence has the right…

(b) to be tried within a reasonable time…

While it ostentatiously seeks to facilitate the administration of the justice system in Canada and to provide a semblance of justice, this Supreme Court decision is nevertheless of paramount importance in another aspect.

It exposes to the citizens the failure of the Supreme Court of Canada to protect them effectively and to honor the fundamental rights promoted in the imperative rules of universal law !

Jordan judgement outranks the rights of the accused, which are expressly enacted in section 11 (b) of the Canadian Constitutional Order, 1982.

But it waives to protect the targeted victims of crimes and all citizens since their fundamental rights are not as explicitly expressed in the constitutional decree of the chameleon state.

These rights of honest citizens and victims of crimes flow from the whole set of imperative rules which are enacted in:

  • The Universal Declaration of Human Rights;
  • The International Covenant on Civil and Political Rights;
  • The International Covenant on Economic, Social and Cultural Rights;
  • The Declaration of Basic Principles of Justice for Victims of Crime and Abuse of Power;
  • The Basic Principles and Guidelines on the Right to a Remedy and Reparation for Victims of Gross Violations of International Human Rights Law and Serious Violations of International Humanitarian Law;
  • And the Declaration on the Right and Responsibility of Individuals, Groups and Organs of Society to Promote and Protect Universally Recognized Human Rights and Fundamental Freedoms.

But it is currently impossible for Canadian Supreme Court justices to enforce the rights of victims and honest citizens in a context where the 1982 Canadian constitutional order does not provide for them anywhere, while section 52 (1) Explicitly states that:

52 (1). The Constitution of Canada is the supreme law of Canada, and any law that is inconsistent with the provisions of the Constitution is, to the extent of the inconsistency, of no force or effect.

Over the last few months, we have witnessed numerous requests on the basis of the Jordan judgment by persons charged with crimes of all kinds who claim their release:

Another alleged murderer gets a stay of proceedings on Jordan…

Jordan is invoked in virtually all of the cases determined at trial in the Superior Court for the District of Montreal.[3]

So we find that public safety is no longer assured as a result of the Jordan case.

There is an urgent need to resolve the constitutional problems of the national State of Quebec and of the confederal / federal State of Canada !

Jordan case also shows that Quebec justice is a matter that is highly dependent on the moods of the ruling political parties and the Director of Criminal and Penal Prosecutions of which they are appointing:

No fewer than 134 accused whose cases lasted before Quebec justice were released before being tried for nine months, not at their request, but rather at that of the Crown.

The Director of Criminal and Penal Prosecutions (DPCP), although his responsibility is to charge and convict, has released twice as many accused as defense lawyers since Jordan …

Nearly 20 people charged with fraud were able to get by … including co-accused of the former mayor of Laval, Gilles Vaillancourt, charged in 2013 following an extensive investigation by UPAC..[4].

Even if we are supposed to respect the imperative rules of universal law, it is clear that judicial independence is subject to all sorts of perversions…

The Libertine party therefore seized  the opportubities offered in the aftermaths of Jordan and Cody[5] cases, in order to bring down all the causes likely to trouble its partners.

 

[1] Queen v. Jordan, [2016] 1 SCR 631. https://scc-csc.lexum.com/scc-csc/scc-csc/en/item/16057/index.do

[2] The Jordan Judgment was signed by the nine Supreme Court justices who were in office in 2016: Beverley McLachlin, (appointed 1999 and current Chief Justice), Rosalie Silberman Abella (2004-), Michael J. Moldaver (2011-), Andromache Karakatsanis (2011-), Richard Wagner (2012-), Clement Gascon (2014-), Suzanne Côté (2015-), Russell Brown (2015-) and Thomas Albert Cromwell (2008-2016).

[3] See: Le Devoir, May 20, 2017, Un autre accusé libéré en vertu de l’arrêt Jordan / Another defendant released under Jordan, article by Sarah R. Champagne.

[4] See: Journal de Montréal, May 10, 2017, La Couronne a fait libérer 134 accusés en neuf mois / The Crown released 134 accused in nine months, article by Éric Thibault.

[5] Queen v. Cody, [2017] SCC 31. https://scc-csc.lexum.com/scc-csc/scc-csc/en/item/16693/index.do

 

 

Quel est l’enseignement donné aux citoyens par la Cour suprême du Canada avec l’arrêt Jordan ?

L’arrêt Jordan[1] est un jugement de la Cour suprême du Canada visant à limiter la durée totale des procès dans les 10 provinces canadiennes.

Il établit que la durée des procès devrait être de 18 mois pour les causes étudiées par les cours provinciales et de 30 mois pour les affaires examinées par les cours supérieures.

Cet arrêt se base sur les opinions intimes des juges nommés à la plus haute cour de justice par les partis politiques profédéralistes et promonarchistes qui ont dirigé le gouvernement confédéral/fédéral canadien depuis 1999,[2] ainsi que sur le principe de protection des droits des inculpés que confère l’article 11 b) de la Loi constitutionnelle de 1982 :

11. Tout inculpé a le droit … b) d’être jugé dans un délai raisonnable…

S’il aspire ostentatoirement à faciliter l’administration du système judiciaire sur le territoire canadien et à donner une apparence de justice, cet arrêt de la Cour suprême est néanmoins d’une importance capitale sous un autre aspect…

Il expose aux citoyens qui y sont attentifs l’incapacité de la Cour suprême du Canada de les protéger effectivement et d’honorer sans perversion les droits fondamentaux promus dans les règles impératives de droit universel !

L’arrêt Jordan donne préséance aux droits des inculpés qui sont expressément édictés à l’article 11 b) du Décret constitutionnel canadien de 1982.

Mais il renonce de facto à protéger les victimes plus directement ciblées par les crimes et l’ensemble des citoyens du fait que leurs droits fondamentaux ne sont pas aussi explicitement exprimés dans le décret constitutionnel de l’État caméléon.

Ces droits des honnêtes citoyens et des victimes de crimes découlent pour leur part de l’ensemble des règles impératives de droit universel qui sont notamment édictées dans :

  • la Déclaration universelle des droits de l’homme;
  • le Pacte international relatif aux droits civils et politiques;
  • le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels;
  • la Déclaration des principes fondamentaux de justice relatifs aux victimes de la criminalité et aux victimes d’abus de pouvoir;
  • les Principes fondamentaux et directives concernant le droit à un recours et à réparation des victimes de violations flagrantes du droit international des droits de l’homme et de violations graves du droit international humanitaire;
  • et la Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus.

Mais il est actuellement impossible pour les juges de la Cour suprême canadienne de faire respecter les droits des victimes et des honnêtes citoyens dans le contexte où l’irréformable décret constitutionnel canadien de 1982 ne les prévoit nulle part alors que l’article 52 (1) établit explicitement que :

La Constitution du Canada est la loi suprême du Canada; elle rend inopérantes les dispositions incompatibles de toute autre règle de droit…

Nous avons assisté ces derniers mois à de multiples demandes d’arrêts de procédures sur la base de l’arrêt Jordan par des personnes inculpées de crimes de toutes sortes qui revendiquent leur remise en liberté :

Un autre meurtrier allégué obtient un arrêt des procédures en invoquant l’arrêt Jordan…

L’arrêt Jordan est invoqué dans la quasi-totalité des dossiers fixés à procès à la Cour supérieure pour le district de Montréal.[3]

Nous constatons donc que la sécurité publique n’est plus assurée à la suite de l’arrêt Jordan rendu par la Cour suprême…

Il y a urgence de régler les problèmes constitutionnels de l’État national québécois et de l’État confédéral/fédéral canadien !

Par l’arrêt Jordan, la Cour suprême du Canada nous amène aussi à constater que la justice québécoise est une matière très dépendante des humeurs des partis politiques au pouvoir et du Directeur des poursuites criminelles et pénales dont ils décident de la nomination :

Pas moins de 134 accusés dont les causes traînaient devant la justice québécoise ont été libérés avant d’être jugés, depuis neuf mois, non pas à leur demande, mais plutôt à celle de la Couronne.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), bien qu’il soit chargé de porter les accusations et d’obtenir des condamnations, a fait libérer deux fois plus d’accusés que les avocats de la défense depuis­­ l’arrêt Jordan…

Près d’une vingtaine de personnes inculpées de fraude ont pu s’en tirer… dont des coaccusés de l’ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt, inculpés en 2013 à la suite d’une vaste enquête de l’UPAC…[4]

Même si nous sommes supposés respecter les règles impératives de droit universel, il est clair que l’indépendance judiciaire subit ici toutes sortes de perversions…

Le parti libertin a donc beau jeu, à la suite de l’arrêt Jordan et de l’arrêt Cody,[5] pour faire tomber toutes les causes susceptibles de mettre ses associés dans l’embarras…

[1] Reine c. Jordan, [2016] 1 RCS 631.

[2] Le jugement de l’arrêt Jordan est signé par les neuf juges de la Cour suprême qui étaient en poste en 2016, soient : Beverley Mc Laughlin, (nommée en 1999 et actuelle juge-en-chef),  Rosalie Silberman Abella (2004-), Michael J. Moldaver (2011-), Andromache Karakatsanis (2011-), Richard Wagner (2012-), Clément Gascon (2014-), Suzanne Côté (2015-), Russell Brown (2015-) et Thomas Albert Cromwell (2008-2016).

[3] Voir : Le Devoir, 20 mai 2017, Un autre accusé libéré en vertu de l’arrêt Jordan, article de Sarah R. Champagne.

[4]  Voir : Journal de Montréal, 10 mai 2017, La Couronne a fait libérer 134 accusés en neuf mois, article d’Éric Thibault.

[5]  Reine c. Cody, [2017] CSC 31. Cet arrêt confirme l’orientation actuelle de la Cour suprême du Canada

A law created to protect fundamental rights is challenged in Superior Court

In 2001, Keith Henderson, the former head of Equality Party, organized a trial in Superior Court to challenge “Loi 99”.

Mr. Henderson’s request was heard at the end of March 2017.[1]

Act 99” was adopted by the National Assembly of Quebec in year 2000.

It establishes the legal existence of Quebec as a nation,[2] as well as the entitlement of the people to self-determination and its commitment to respect the fundamental human rights guaranteed by international covenants.

A first section of “Loi 99” explains its mission:

This bill reaffirms the fundamental rights and the prerogatives of the Quebec people and the State of Quebec.

The bill provides, among other things, that the people of Quebec have the inalienable right to choose freely the political regime and legal status of Quebec and that it alone determines, through their own political institutions, the exercise of this right.

Moreover, it establishes that no other parliament or government can reduce the powers, authority, sovereignty and legitimacy of the National Assembly or compel the democratic will of the people of Quebec to dispose of its own future.

The bill also affirms the characteristics and competences of the State of Quebec in various fields.

Anyone can observe that “Loi 99” has the legitimate and important mission to establish the commitment of our state to respect the fundamental human rights promulgated internationally.

Therefore, Mr. Henderson’s request – asking the Superior Court to quash it – is likely to cause very serious wrong…

It threatens to deprive all citizens of an instrument establishing that we are in a democratic state and that we intend to respect fundamental human rights which are promulgated by international conventions.

“Loi 99” is not perfect and it would need to be seriously reworked…

For example, we note that the expression « Projet de loi” (“Bill 99 ») is used to designate “Loi 99”, an “Act” which is deemed to have been adopted in the year 2000.[3]

We also observe that the Explanatory Notes introducing the Act reflect more wishes than realities while these inalienable rights are proclaimed for Quebec people :

  • The right to choose its political regime[4];
  • The right to choose its legal status and its affiliations with other states;
  • The right to refine its own institutions in order to effectively observe its obligations regarding fundamental human rights;
  • The right to never suffer the reduction of its powers, authority, sovereignty, legitimacy or the legitimate prerogatives of its National Assembly by another Parliament;
  • The right to never undergo the reduction of its capacity and to never be forced to lose its will to dispose of his own future.

But, despite the presence of these « inaccuracies », the “Act 99” should not be cancelled since it is essential to prevent aggravation of the outrages inflicted on Quebec inhabitants.

“Act 99” has a major constitutional character in that it opposes the perversions contained in the 1982 Constitution Act whose application has been insidiously forced into Quebec for almost 35 years, despite its illegitimacy and illegality.

If Bill 99 were annulled by the court, it would have the terrible consequence of amplifying the dangerous chaos and legal void prevailing here, as well as paving the way for opportunistic people to carry out massive violations of fundamental rights.

In continuing the study of Bill 99, we note that several « whereas » in the preamble are unfulfilled wishes or contain other types of inaccuracies…

For example, the first « considering » states that:

WHEREAS the Québec people, in the majority French-speaking, possesses specific characteristics and a deep-rooted historical continuity in a territory over which it exercises its rights through a modern national state, having a government, a national assembly and impartial and independent courts of justice ;

There are currently several constraints in Quebec that prevent us from being truly a modern national state and to respect the judicial independence promoted by international conventions.

The separation of powers between the legislative, the executive, the administrative and the judiciary, which should be guaranteed in all modern parliamentary states, is not possible here because another very problematic separation of powers is still imposed…

This very archaic separation of powers comes from the time when the conquering monarch found an astute way to subdue our nation, to « pacify » its dominion and to maintain full control.

The patricidal « Constitution Act of 1982 » establishes that we are still subjects to the archaic separation of powers that is ordained in the British North America Act of 1867

There is also a problem with the second « whereas » of Law 99 :

WHEREAS the constitutional foundation of the Québec State has been enriched over the years by the passage of fundamental laws and the creation of democratic institutions specific to Québec ;

This way of saying things suggests that everything is going well in the best world when it is not the case !

While it is true that the Quebec state was able to give itself some constitutional and institutional foundations favorable to its emancipation, this was never easily done.

This is due to the fact that we were subjects to the British monarchy and a centralistic federalism that was strengthened by the Constitution Act of 1982.

By obeying to the directives of the Supreme Court of Canada since 1982, Quebec tribunals have sadly contributed to humanistic freedom and development restrictions.

It is time for our courts of justice and lawyers to acknowledge their wrongs and to commit themselves to the respect of common sense and fundamental rights !

There is also a gross error in the third « whereas » of “Act 99” establishing that:

WHEREAS Quebec entered the Canadian federation in 1867…

In fact, Quebec did not enter a « federation » in 1867: our nation state has indeed entered a « confederation » !

Quebec and Canada have had some good periods of development when honest patriots devoted themselves (more or less consciously) to build the « confederation ».

Valiant citizens of those times have refused to participate in the annihilation of the canadian indigenous nations by a conqueror monarch or by a centralistic federalism favorable to the usurpation of power by transnational affairists.

A correction should also be made to the fourth « whereas » of Law 99 :

WHEREAS Québec is firmly committed to respecting human rights and freedoms ;

It should be specified that Quebec government is committed to respecting fundamental rights, freedoms and duties, as this is the primary mission of all national entities becoming members of the United Nations.

It is important to add the word « fundamental », otherwise the article becomes nonsensical.

Fundamental rights are distinguished from other rights because they are indispensable for the welfare of a person at the same time as they are required to ensure the good of the nation and of all nations.

We need to clarify this in Bill 99 because the anti-constitution of 1982 gives a perverted definition of what fundamental rights are…

For example, by claiming that they can enter into competition with one another or by establishing that the Constitution Act of 1982 includes them all and absolutely in its pernicious wording!

See Sections 1 and 52 of the Constitution Act of 1982, which astutely claim to establish the Rights and Freedoms and the Primacy of the Constitution in Canada, even though this so-called « constitution » does not respect the international covenants on human rights and cannot be changed in any way !

Rights and freedoms in Canada
  1. The Canadian Charter of Rights and Freedoms guarantees the rights and freedoms set out in it subject only to such reasonable limits prescribed by law as can be demonstrably justified in a free and democratic society.
Primacy of Constitution of Canada
  1. (1) The Constitution of Canada is the supreme law of Canada, and any law that is inconsistent with the provisions of the Constitution is, to the extent of the inconsistency, of no force or effect.
Constitution of Canada

        (2) The Constitution of Canada includes

         (a) the Canada Act 1982, including this Act;

        (b) the Acts and orders referred to in the schedule; and

        (c) any amendment to any Act or order referred to in paragraph (a) or (b).

Amendments to Constitution of Canada

      (3) Amendments to the Constitution of Canada shall be made only in accordance with the authority contained in the Constitution of Canada.

We must further detail the fifth « whereas » which reads as follows:

WHEREAS the Abenaki, Algonquin, Attikamek, Cree, Huron, Innu, Malecite, Micmac, Mohawk, Naskapi and Inuit Nations exist within Québec, and whereas the principles associated with that recognition were set out in the resolutionadopted by the National Assembly on 20 March 1985, in particular their right to autonomy within Québec ;

We must remember the urgent need to take effective action to protect the existence of aboriginal nations before they disappear and to implement concrete measures to empower indigenous peoples.

A way to do so is by making the indigenous languages « official » and formally recognizing First nations as « founders » on the land we now share.

In the light of the damage caused by cultural imperialism, we must also correct the sixth « whereas » which states :

WHEREAS there exists a Québec English-speaking community that enjoys long-established rights ;

No nation should be granted privileges when it insidiously causes the erosion of fundamental rights and deculturation of other nations…

We also need to clarify the seventh « whereas » :

WHEREAS Québec recognizes the contribution made by Quebecers of all origins to its development ;

It is important to say without naivety which contributions are beneficial and which others are not since we face the contemporary challenges of massive migrations of people around the world and some terrorism causing human tragedies !

These massive migrations and terrorims tragedies are linked in a certain way to the infinite economic growth (neoliberalism) and to the neo-colonialism rampantly promoted in the anti-constitution of 1982…

The eighth « whereas » also deserves some clarification:

WHEREAS the National Assembly is composed of Members elected by universal suffrage by the Québec people and derives its legitimacy from the Québec people in that it is the only legislative body exclusively representing the Québec people ;

We must ensure that the politicians give access to the information allowing us people to verify if they effectively respect without perversion the fundamental rights to which our nation is deemed to subscribe.

In particular, our nation is recognized as fully adhering to the following important humanitarian law conventions:

When we observe that the elected members of the National Assembly do not respect these mandatory rules, we must oblige them to explain their conduct.

And when they are found guilty of prejudicial misconduct in violation of fundamental rights, they must be condemned to repair the harm they caused.

Considering the limits of means that a legislative assembly can sometimes have, we should also correct the ninth « whereas », which states :

WHEREAS it is incumbent upon the National Assembly, as the guardian of the historical and inalienable rights and powers of the Québec people, to defend the Québec people against any attempt to despoil it of those rights or powers or to undermine them ;

We should make all citizens responsible for protecting the fundamental rights and the sovereignty of the nation against attempts to undermine it.

In the tenth “whereas” establishing that:

WHEREAS the National Assembly has never adhered to the Constitution Act, 1982, which was enacted despite its opposition ;

The circumstances under which the Constitution Act of 1982 was slyly imposed on Quebec in spite of opposition by the National Assembly should be explained.

We must also ensure that the institutions and persons who permitted such contempt are now participating to the extent of their responsibility and their ability to make the necessary repairs.

The eleventh “whereas” reads as follows:

WHEREAS Québec is facing a policy of the federal government designed to call into question the legitimacy, integrity and efficient operation of its national democratic institutions, notably by the passage and proclamation of the Act to give effect to the requirement for clarity as set out in the opinion of the Supreme Court of Canada in the Quebec Secession Reference (Statutes of Canada, 2000, chapter 26) ;

It would be essential to explain to all citizens the true nature of this Supreme Court ruling which led the federal government to formulate a « Referendum Clarity Act ».

We should also collectively reconsider the appropriateness of organizing a referendum to resolve the disorder we are experiencing following the Constitutional Coup that was perpretrated in 1982…

The twelfth « whereas » deserves only a precision :

WHEREAS it is necessary to reaffirm the fundamental principle that the Québec people is free to take charge of its own destiny, determine its political status and pursue its economic, social and cultural development ;

We must remember that this freedom is framed by all the aforementioned mandatory rules of universal law.

And it is not only a freedom…

It is also a fundamental right and a fundamental obligation in the light of jus cogens !

The thirteenth “whereas” seems to give some confusion and could be repealed:

WHEREAS this principle has applied on several occasions in the past, notably in the referendums held in 1980, 1992 and 1995 ;

The same applies to the fourteenth “considering”:

WHEREAS the Supreme Court of Canada rendered an advisory opinion on 20 August 1998, and considering the recognition by the Government of Québec of its political importance ;

As regards the body of Law 99, a correction is required in the fifth article:

5. The Québec State derives its legitimacy from the will of the people inhabiting its territory.

The will of the people is expressed through the election of Members to the National Assembly by universal suffrage, by secret ballot under the one person, one vote system pursuant to the Election Act, and through referendums held pursuant to the Referendum Act.
Qualification as an elector is governed by the provisions of the Election Act.

It is important to establish that the will of the people is expressed not only by universal suffrage in an election or by a referendum…

In a democratic national republic, whose constitution establishes an obligation to respect fundamental rights without perversion, the will and the power of the citizens are manifested through the means that the State puts at their disposal to act civically.

Courts and state agencies must be accessible to citizens for direct democracy so they are not unduly impeded by the obligation to consult a « representative of the National Assembly » or to obtain a prior authorisation to act by any other « member of a corporation ».

It is thus necessary to establish, in the Constitution and in other national legislation, the rules that ensure the optimal functioning of tribunals, parliaments and other public entities.

Article 8 reads as follows:

8. The French language is the official language of Québec.
The duties and obligations relating to or arising from the status of the French language are established by the Charter of the French language.
The Québec State must promote the quality and influence of the French language.
It shall pursue those objectives in a spirit of fairness and open-mindedness, respectful of the long-established rights of Québec’s English-speaking community.

We should take into account what I mentioned earlier and the following should be added to ensure that this section respects the mandatory rules of universal law:

« Indigenous languages still spoken also have the status of official languages in Quebec State, since they are indispensable for the indigenous people to exercise civic capacity and to protect fundamental rights. »

I will stop my analysis here by recalling the importance of not cancelling Bill 99 since it is essential for the protection of our fundamental rights until we find better…

And we must not hesitate to work on it !

If you wish to sign the petition to maintain Act 99, go to : http://www.loi99.com/

[1] The 16-year delay between the organization of the lawsuit and the trial attests of the dysfunction of our judicial system.

We are currently witnessing the effects of this decay in a number of other cases : trials are aborted and criminals are released because of the problems related to the constitutionnal decree of 1982 and its enforcement by the Supreme Court of Canada despite its violation of human rights !

[2] This recognition of Québec as a nation was made only recently, in 2006, by the House of Commons of the Parliament of Canada with the “Quebec nation motion”.

But Quebec – which was previously known as “Nouvelle France”, “Canada” and “Bas Canada” – exists in fact since 400 years even though its existence was not recognized officially by the conquerors and by the United Nations.

The existence of indigenous nations of Canada, who were on the soil of the American continent probably since more than a millenium, is denied in a similar way.

[3] Did the Lieutenant governor (representative of Queen Elizabeth II of England) authorize its adoption in year 2000 ?

[4] The political regime of Québec is still a monarchy and the head of state is officially Queen Elizabeth of England, even though Quebec was annexed by the force of arms…

This is inacceptable !

Deux étapes pour constituer notre État national

1- Déclaration établissant que nous nous engageons désormais à respecter sans perversion les conventions de droit universel au lieu d’obéir illogiquement aux directives édictées sur la base de la Loi constitutionnelle de 1982.

2- Réforme des institutions en ce sens et démarche constituante.

Afin d’agir dans le respect des droits fondamentaux et de permettre à tout le monde de comprendre qu’il est réellement important et urgent de réaliser notre souveraineté, nous devrions prévoir deux étapes pour constituer notre État national.

La première étape consisterait en une déclaration ayant pour effet de résoudre immédiatement le chaos qui sévit dans notre organisation judiciaire, alors que nos tribunaux obéissent illogiquement aux directives édictées par la Cour suprême du Canada sur la base de la Loi constitutionnelle de 1982 malgré le fait que toutes les législatures de l’Assemblée nationale du Québec aient refusé d’y adhérer depuis 35 ans (parce qu’elle viole outrageusement les règles impératives de droit universel).

Cette première étape déclaratoire devrait principalement établir que, en complément du droit interne demeurant applicable, nos cours de justice sont désormais tenues de respecter sans perversion les conventions de droit international humanitaire auxquelles nous sommes réputés adhérer sans réserve et qui incluent notamment:

  • la Déclaration universelle des droits de l’homme;
  • le Pacte international relatif aux droits civils et politiques;
  • le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels;
  • la Déclaration des principes fondamentaux de justice relatifs aux victimes de la criminalité et aux victimes d’abus de pouvoir;
  • la Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et de protéger les droits de l’homme et les libertés universellement reconnues;
  • les Principes fondamentaux et directives concernant le droit à un recours et à réparation des victimes de violations flagrantes du droit international des droits de l’homme et de violations graves du droit international humanitaire.

La première étape pourrait également prévoir que la Cour d’appel du Québec devienne le tribunal de dernier recours pour régler les litiges et que les postes de reine et de lieutenant-gouverneur sont désormais abolis.

Cette première étape déclaratoire constituerait le coup d’envoi d’une démarche constituante impliquant tous les citoyens dans l’effort collectif de grande envergure devant être fourni pour étudier sérieusement et pour réformer en profondeur la législation québécoise.

La démarche constituante pourrait se faire dans une relative sérénité du fait que les juristes s’engageraient désormais à respecter sans perversion les droits fondamentaux prévus dans les conventions de droit humanitaire universel.

La deuxième étape d’accession à l’indépendance consisterait en l’adoption formelle d’une Constitution moderne, rédigée au meilleur de nos connaissances mises en commun, possiblement à l’occasion d’un référendum d’initiative populaire ou d’autres méthodes de sondage aptes à rendre compte des avancées du projet.

Analyse de la LOI 99 faisant actuellement l’objet d’une demande d’annulation à la Cour supérieure

En l’an 2001, Keith Henderson, l’ex-chef du Parti Equality, a entrepris de contester à la Cour supérieure la Loi 99 qui affirme l’existence juridique de la nation québécoise, son droit à l’autodétermination et son engagement à respecter les conventions internationales relatives au droit humanitaire universel.

La cause de monsieur Henderson sera entendue en mars prochain.

La Loi 99 a été adoptée par l’Assemblée nationale en l’an 2000 et elle comprend une première section établissant ainsi sa mission :

Ce projet de loi réaffirme les droits fondamentaux ainsi que les prérogatives du peuple québécois et de l’État du Québec.

Le projet de loi prévoit entre autres que le peuple québécois a le droit inaliénable de choisir librement le régime politique et le statut juridique du Québec et qu’il détermine seul, par l’entremise des institutions politiques qui lui appartiennent en propre, les modalités de l’exercice de ce droit.

Il établit en outre qu’aucun autre parlement ou gouvernement ne peut réduire les pouvoirs, l’autorité, la souveraineté et la légitimité de l’Assemblée nationale ni contraindre la volonté démocratique du peuple québécois à disposer lui-même de son avenir.

Le projet de loi affirme également les caractéristiques et les compétences de l’État du Québec dans divers domaines.

Nous constatons que la mission de cette loi est des plus légitimes et importantes pour notre nation : elle établit l’engagement du Québec à respecter sans perversion les droits fondamentaux promus notamment par les règles impératives de droit universel.

Par conséquent, la cause organisée par monsieur Keith Henderson pour demander à un  juge de la Cour supérieure d’annuler la Loi 99 risque de nous causer de très graves torts…

Elle est susceptible de priver les Québécoises et les Québécois d’un instrument apte à établir que notre nation est une démocratie et que les droits fondamentaux, garantis par les conventions internationales que nous sommes réputés avoir signées, y sont respectés !

Cette Loi 99 n’est certes pas parfaite et elle aurait besoin d’être sérieusement retravaillée…

Par exemple, nous observons que l’expression «Projet de loi 99» est encore utilisée dans le libellé de la «Loi 99» pour la désigner alors qu’elle est pourtant réputée avoir été adoptée en l’an 2000…

Nous constatons également que les Notes explicatives reflètent davantage des vœux que la réalité lorsque sont affirmés pour le peuple québécois les droits inaliénables suivants:

  • Le droit de choisir librement son régime politique;
  • Le droit de choisir librement le statut juridique de l’État québécois;
  • Le droit d’instaurer des institutions qui lui sont propres et légitimes pour assurer le respect des droits fondamentaux;
  • Le droit de ne jamais voir réduire ses pouvoirs, son autorité, sa souveraineté, sa légitimité ou les prérogatives légitimes de son Assemblée nationale par un autre parlement;
  • Le droit de ne pas voir réduire sa capacité ou contraindre sa volonté à disposer lui-même de son avenir…

Mais, malgré la présence de ces «inexactitudes», la loi 99 ne devrait pas pour autant être annulée puisqu’elle est capitale pour éviter l’aggravation des outrages infligés au peuple québécois…

La Loi 99 a un caractère constitutionnel majeur du fait qu’elle s’oppose aux perversions contenues dans la Loi constitutionnelle de 1982 dont l’application est insidieusement forcée au Québec depuis presque 35 ans, malgré son illégitimité et son illégalité.

Si la Loi 99 était annulée par un tribunal, cela aurait la terrible conséquence d’amplifier ici les dangereux chaos et vide juridique régnants, ainsi que de paver la voie pour que des personnes opportunistes procèdent à des violations massives des droits fondamentaux…

En continuant la lecture de la Loi 99, nous constatons que plusieurs «considérants» du préambule sont des vœux encore irréalisés ou comportent d’autres types d’inexactitudes…

Par exemple, le premier «considérant» établit que :

le peuple québécois… exerce ses droits par l’entremise d’un État national moderne doté d’un gouvernement, d’une assemblée nationale et de tribunaux indépendants et impartiaux.

Or, il existe actuellement au Québec plusieurs contraintes nous empêchant d’être réellement un État national moderne et respectueux de l’indépendance judiciaire promue par les conventions internationales.

La séparation entre les pouvoirs législatif, exécutif, administratif et judiciaire, qui devrait être garantie dans tous les États parlementaires modernes, n’est pas possible ici du fait qu’une autre séparation des pouvoirs fort problématique nous est imposée…

Il s’agit d’une séparation des pouvoirs très archaïque qui date du temps où un monarque nous ayant conquis par les armes a trouvé une manière astucieuse de mater notre nation et de «pacifier» ainsi son dominion pour y maintenir le plein contrôle.

La vilaine Loi constitutionnelle de 1982 établit que nous sommes encore assujettis à cette archaïque séparation des pouvoirs prévue dans l’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867.

Il y a également un problème avec le deuxième «considérant» de la Loi 99 qui établit que :

l’État du Québec est fondé sur des assises constitutionnelles qu’il a enrichies au cours des ans par l’adoption de plusieurs lois fondamentales et par la création d’institutions démocratiques qui lui sont propres…

Cette manière de dire les choses laisse entendre que tout va bien dans le meilleur des mondes ici, alors que c’est loin d’être le cas…

S’il est vrai que l’État québécois a pu se donner au fil des ans quelques assises constitutionnelles et institutionnelles favorables à son émancipation, cela ne s’est jamais fait sans heurts dans le contexte où nous étions toujours assujettis à la monarchie britannique et à la tendance centralisatrice d’un fédéralisme qu’a notamment contribué à renforcer la Loi constitutionnelle de 1982 appliquée ici de manière abusive…

En se pliant aux directives émises depuis 1982 par la Cour suprême du Canada, les tribunaux québécois ont eux-mêmes tristement contribué à restreindre les libertés de notre peuple et à maintenir un certain chaos rendant plus difficile notre développement.

Il serait temps que nos tribunaux et nos juristes fassent leur mea culpa et s’engagent désormais à promouvoir ici le respect sans perversion du gros bon sens humanitaire commun et des règles impératives de droit universel…

Il y a par ailleurs une grossière erreur dans le troisième «considérant» de la Loi 99 établissant que :

le Québec serait entré dans la fédération canadienne en 1867…

Le Québec n’est pas entré en 1867 dans une «fédération»…

Il est bel et bien entré dans une «confédération» !

Le Québec et le Canada ont eu de belles périodes de développement et d’épanouissement humanitaire véritables du fait que d’honnêtes patriotes se sont dévoués plus ou moins consciemment pour essayer de construire cette «confédération» d’États nationaux…

Ces valeureux citoyens ont refusé de participer à l’anéantissement des nations que causaient le monarchisme et la promotion idéologique d’un fédéralisme centralisateur fanatique ayant le sombre dessein de satisfaire les ambitions de contrôle de quelques ratoureux intérêts financiers.

Une petite correction doit aussi être faite au quatrième «considérant» de la Loi 99 :

CONSIDÉRANT l’engagement résolu du Québec à respecter les droits et libertés de la personne…

Il faudrait spécifier que l’État québécois s’engage à respecter et à faire respecter les droits, les libertés et les devoirs fondamentaux puisque telle est la mission première de tous les États nationaux s’engageant en ce sens auprès de l’Organisation des Nations Unies.

Il est important d’ajouter le mot « fondamentaux », sinon l’article devient insensé.

Les droits fondamentaux se distinguent des autres droits du fait qu’ils soient indispensables pour assurer le bien-être d’une personne en même temps qu’ils sont requis pour assurer le bien de la nation et de l’ensemble des nations.

Nous devons faire ces précisions dans la Loi 99 puisque l’anti-constitution de 1982 donne une définition pervertie de ce que sont les droits fondamentaux en prétendant par exemple qu’ils puissent entrer en compétition les uns avec les autres ou en établissant en être le seul maitre !

Voir l’article premier et l’article 52 de la Loi constitutionnelle de 1982 qui prétendent trompeusement établir les Droits et libertés ainsi que la Primauté de la Constitution au Canada alors que cette «constitution» n’est pourtant pas modifiable par d’autres lois !

  1. La Charte canadienne des droits et libertés garantit les droits et libertés qui y sont énoncés. Ils ne peuvent être restreints que par une règle de droit, dans des limites qui soient raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d’une société libre et démocratique.
  1. (1) La Constitution du Canada est la loi suprême du Canada; elle rend inopérantes les dispositions incompatibles de toute autre règle de droit.

   (2) La Constitution du Canada comprend :

a) la Loi de 1982 sur le Canada, y compris la présente loi;

b) les textes législatifs et les décrets figurant à l’annexe;

c) les modifications des textes législatifs et des décrets mentionnés aux alinéas a) ou b).

 (3) La Constitution du Canada ne peut être modifiée que conformément aux pouvoirs conférés par elle.

Nous devons détailler davantage le cinquième «considérant» qui est ainsi formulé :

CONSIDÉRANT l’existence au sein du Québec des nations abénaquise, algonquine, attikamek, crie, huronne, innue, malécite, micmaque, mohawk, naskapi et inuit et les principes associés à cette reconnaissance énoncés dans la résolution du 20 mars 1985 de l’Assemblée nationale, notamment leur droit à l’autonomie au sein du Québec…

Nous devons nous rappeler l’urgence d’agir pour protéger l’existence des nations autochtones avant qu’elles ne disparaissent et appliquer des mesures concrètes pour permettre l’épanouissement des personnes autochtones, notamment en rendant leurs langues «officielles» et en reconnaissant formellement leurs nations comme étant «fondatrices» sur le terroir que nous partageons.

À la lumière des torts causés par les impérialismes culturels, nous devons aussi corriger le sixième «considérant» qui établit ceci :

CONSIDÉRANT l’existence d’une communauté québécoise d’expression anglaise jouissant de droits consacrés.

Aucune nation ne doit se voir octroyer des privilèges lorsque cela cause insidieusement l’effritement des droits fondamentaux et la déculturation des autres nations.

Nous avons aussi intérêt à apporter quelques précisions au septième «considérant»:

CONSIDÉRANT que le Québec reconnaît l’apport des Québécoises et des Québécois de toute origine à son développement…

Il serait souhaitable de dire sans naïveté quels apports sont bénéfiques et quels autres ne le sont pas…

Car nous devons actuellement faire face aux défis contemporains qu’entraînent les migrations massives de personnes et le terrorisme, souvent eux-mêmes causés par des drames auxquels le néolibéralisme et le néocolonialisme (promus dans l’anti-constitution de 1982) ne sont pas étrangers.

Le huitième «considérant» mérite lui aussi quelques précisions…

CONSIDÉRANT que l’Assemblée nationale est composée de députés élus au suffrage universel par le peuple québécois et qu’elle tient sa légitimité de ce peuple dont elle constitue le seul organe législatif qui lui soit propre…

Nous devons nous assurer que les politiciens rendent l’information accessible pour que nous puissions les surveiller et nous assurer qu’ils respectent sans perversion les droits fondamentaux prévus dans nos lois légitimes et dans les règles impératives de droit universel auxquelles notre nation est réputée souscrire.

Notre nation est notamment reconnue adhérer sans réserve aux importantes conventions de droit humanitaire suivantes :

La Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948

Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (1966)

Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (1966)

La Déclaration des principes fondamentaux de justice relatifs aux victimes de la criminalité et aux victimes d’abus de pouvoir (1985)

La Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et de protéger les droits de l’homme et les libertés universellement reconnus (1998)

Les Principes fondamentaux et directives concernant le droit à un recours et à réparation des victimes de violations flagrantes du droit international des droits de l’homme et de violations graves du droit international humanitaire (2005)

Lorsqu’il est observé que des politiciens ne respectent pas ces règles impératives, il doit être possible de les convoquer sans retard devant un tribunal pour qu’ils s’expliquent à l’occasion d’un procès lui-même respectueux des droits universels.

Et lorsqu’ils sont reconnus coupables d’inconduites préjudiciables, il faut pouvoir les destituer et les condamner à contribuer à la réparation des torts causés.

Considérant les limites de moyens que peut avoir parfois une assemblée législative, nous devrions aussi corriger le neuvième «considérant» établissant ceci :

CONSIDÉRANT qu’il incombe à l’Assemblée nationale, en tant que dépositaire des droits et des pouvoirs historiques et inaliénables du peuple québécois, de le défendre contre toute tentative de l’en spolier ou d’y porter atteinte;

Nous devrions rendre tous les citoyens de la nation responsables de protéger la souveraineté inaliénable de notre peuple et les droits fondamentaux contre les tentatives d’y porter atteinte.

Au dixième «considérant» établissant que :

l’Assemblée nationale n’a pas adhéré à la Loi constitutionnelle de 1982, adoptée malgré son opposition…

Il faudrait expliquer les circonstances ayant fait en sorte que la Loi constitutionnelle de 1982 ait été sournoisement imposée au Québec malgré l’opposition de l’Assemblée nationale.

Nous devons également nous assurer que les institutions et les personnes ayant permis qu’un tel outrage soit perpétré participent maintenant dans la mesure de leurs responsabilités et de leurs capacités aux réparations qui s’imposent.

Le onzième «considérant» se lit ainsi :

CONSIDÉRANT que le Québec fait face à une politique du gouvernement fédéral visant à remettre en cause la légitimité, l’intégrité et le bon fonctionnement de ses institutions démocratiques nationales, notamment par l’adoption et la proclamation de la Loi donnant effet à l’exigence de clarté formulée par la Cour suprême du Canada dans son avis sur le Renvoi sur la sécession du Québec (Lois du Canada, 2000, chapitre 26)…

Il serait indispensable d’expliquer à tous les citoyens ce qu’est précisément ce jugement de la Cour suprême ayant amené le gouvernement fédéral à formuler une «Loi sur la clarté référendaire».

Il faudrait aussi collectivement réfléchir à l’utilité d’organiser ou pas un référendum pour régler le désordre constitutionnel que nous connaissons à la suite du Coup ayant été perpétré en 1982…

Le douzième «considérant» ne mérite qu’un bémol :

CONSIDÉRANT qu’il y a lieu de réaffirmer le principe fondamental en vertu duquel le peuple québécois est libre d’assumer son propre destin, de déterminer son statut politique et d’assurer son développement économique, social et culturel…

Il faut rappeler que cette liberté est notamment encadrée par l’ensemble des règles impératives de droit universel précitées et qu’elle n’est pas seulement une liberté

Elle est aussi un droit fondamental et une obligation fondamentale à la lumière du jus cogens !

Le treizième «considérant» semble apporter une certaine confusion et pourrait être abrogé :

CONSIDÉRANT que, par le passé, ce principe a trouvé à plusieurs reprises application, plus particulièrement lors des référendums tenus en 1980, 1992 et 1995…

Même remarque pour le quatorzième «considérant» :

CONSIDÉRANT l’avis consultatif rendu par la Cour suprême du Canada le 20 août 1998 et la reconnaissance par le gouvernement du Québec de son importance politique…

En ce qui concerne le corps de la Loi 99, une correction est requise au cinquième article :

5. L’État du Québec tient sa légitimité de la volonté du peuple qui habite son territoire. Cette volonté s’exprime par l’élection au suffrage universel de députés à l’Assemblée nationale, à vote égal et au scrutin secret en vertu de la Loi électorale ou lors de référendums tenus en vertu de la Loi sur la consultation populaire. La qualité d’électeur est établie selon les dispositions de la Loi électorale.

Il est important d’établir que la volonté du peuple ne s’exprime pas seulement lors d’élections au suffrage universel (par le parlementarisme) ou lors de référendums…

Dans une République démocratique, dont la Constitution établit l’obligation de respecter sans perversion les droits fondamentaux, la volonté et le pouvoir de la nation se manifestent grâce aux moyens que l’État met à la disposition des citoyens pour agir civiquement.

Les tribunaux et les organismes de l’État figurent parmi les moyens qui doivent être accessibles aux citoyens devant exercer lorsque requis la démocratie directe sans en être indûment empêchés par l’obligation de passer par un «représentant» de l’Assemblée nationale ou d’une quelconque autre «corporation».

Encore faut-il cependant établir dans la Constitution et dans la législation les règles permettant d’assurer le fonctionnement optimal de ces tribunaux et organismes.

L’article 8 se lit ainsi :

  1. Le français est la langue officielle du Québec. Les devoirs et obligations se rattachant à ce statut ou en découlant sont établis par la Charte de la langue française. L’État du Québec doit favoriser la qualité et le rayonnement de la langue française. Il poursuit ces objectifs avec un esprit de justice et d’ouverture, dans le respect des droits consacrés de la communauté québécoise d’expression anglaise.

Il faudrait tenir compte de ce que j’ai mentionné plus tôt et ajouter ce qui suit pour nous assurer que cet article respecte sans perversion les règles impératives de droit universel :

Les langues autochtones encore parlées ont également le statut de langues officielles sur le terroir régi par l’État québécois puisqu’elles sont indispensables à l’exercice de la capacité civique par les personnes autochtones ainsi qu’à la protection de tous les droits fondamentaux.

Je vais arrêter mon analyse ici en rappelant l’importance de ne pas annuler la Loi 99 puisqu’elle s’avère indispensable à la protection de nos droits fondamentaux, faute de mieux…

Et en expliquant aussi que nous ne devons plus hésiter à l’améliorer !

Cliquer ici pour signer la PÉTITION :  Sauver la Loi 99 !

Mais, même si elle présente des erreurs devant être corrigées urgemment, la Loi 99 est extrêmement importante et ne doit pas être annulée !

How should the `separation of powers` be included in our Constitution ?

In “The dialogue in hell between Machiavelli and Montesquieu”, a book written in 1864 by Maurice Joly, this question was asked:

How can citizens be guaranteed against arbitrariness when, in the absence of legitimate and effective constitutional rules, judiciary still comes together in the same hand as legislative and executive powers ?

At all times, separation of powers was a recurring concern since it can prevent tyranny, usurpation of privileges and obstruction of justice by certain groups.

Considering the power abuse by our government and the corruption of our institutions, we must question how the counter-powers are to be distinguished in our Constitution in order to ensure the respect of fundamental human rights and the advancement of our society.

In principle:

  • Legislative power (elected members of the National Assembly) makes laws.
  • Administrative power – civil servants – enforces laws.
  • Judiciary power – judges – decides the application of laws when disputed problems are reported to tribunals by witnesses of power abuse.
  • And executive power (politicians forming the government) verifies that the whole thing works…

But when the executive power expands unlimitedly its domination and allows associates to usurp privileges, to neglect protection of fundamental rights, and to act as if they have no account to return to the population, it is surely not working well in the nation !

This happens in the context where we do not have a constitutional law capable of organizing the powers and imposing the obligation to protect without perversion the fundamental rights.

The executive power formed by the majority government:

– becomes the « king of the legislative » by passing laws that benefits their party;

– supervises the work of public officers through the authority of ministers and imposes decrees that serve interests of their partners;

– (sometimes) supplants the authority of tribunals by misinterpreting judgments or by preventing commissaries from studying cases that are embarrassing for their associates.

These outrages stem from the fact that we are still caught up with an illegitimate and illogical separation of power that was once imposed on us by the British monarch.

It continues to illogically cleave it into « provincial » and « federal » entities.

While this separation of powers has so far accommodated a monarch seeking to control a dominion, it is clear that it is no longer indicated for modern nations having a formal obligation under the peremptory rules of international law to make their institutions capable of countering deep corruption !

Another serious problem arised in 1982 …

The judicial power – which ultimately should allow the citizens of a nation crushed by tyrannical politicians to emerge intelligently from domination – is corrupted because our judges have tolerated the existence of an anti-constitution in violation of the mandatory rules of universal human rights !

How do we get out of this hell ?

Let us study the publications of the great Montesquieu (The spirit of the laws, 1748), in order to establish permanently counter-powers capable of truly protecting fundamental rights and allowing the intelligent participation of citizens in a constitutional and republican democracy !

(Original version of the article : « Comment devrait-on inscrire la séparation des pouvoirs dans notre Constitution ? »)

Comment devrait-on inscrire la séparation des pouvoirs dans notre Constitution ?

Dans le livre publié en 1864 par Maurice Joly, intitulé Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu, cette question est posée :

Comment les citoyens peuvent-ils être garantis contre l’arbitraire lorsque, en l’absence de règles constitutionnelles légitimes et efficaces, le pouvoir judiciaire vient encore se réunir dans la même main que le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif déjà confondus ?.

De toutes les époques, le partage des pouvoirs a été une préoccupation récurrente pour empêcher qu’un groupe de personnes puisse se mettre à tyranniser les autres, usurper illégitimement des privilèges et empêcher la justice.

Considérant les abus de pouvoir que nous inflige notre gouvernement et la grande corruption institutionnelle à laquelle il nous soumet en ce moment, nous devons nous demander comment inscrire la séparation des pouvoirs dans notre Constitution pour que des contre-pouvoirs efficaces puissent désormais obliger le respect des droits fondamentaux et l’avancement moral de notre société.

En principe…

Le pouvoir législatif (c’est-à-dire tous les élus composant l’Assemblée nationale) fait les lois.

Le pouvoir administratif – les fonctionnaires de l’État – applique les lois.

Le pouvoir judiciaire – les juges – décide au cas par cas de l’application des lois lorsque des problèmes litigieux sont signalés aux tribunaux par les citoyens établissant être victimes d’abus de pouvoir.

Et le pouvoir exécutif (les politiciens formant le gouvernement) voit à ce que tout cela fonctionne harmonieusement et rend compte à la population des décisions prises pour résoudre les problèmes rencontrés…

Or, cela ne fonctionne pas bien en ce moment dans la nation…

Car le pouvoir exécutif empiète partout sans limites pour permettre à un groupe d’associés d’usurper indûment des avantages au détriment d’autrui.

Il se désiste de la responsabilité de résoudre les problèmes entrainant la violation des droits fondamentaux.

Et il agit comme s’il n’avait aucun compte à rendre à la population !

Ceci survient dans le contexte où nous n’avons pas de loi constitutionnelle apte à bien organiser les pouvoirs et à établir l’obligation absolue de protéger sans perversion les droits fondamentaux.

L’exécutif se fait donc «roi du législatif» en votant des lois sur mot d’ordre du premier ministre, c’est-à-dire de la personne que les militants d’un parti politique ont nommée à ce titre parce notre régime leur en donne actuellement le privilège du simple fait qu’ils soient parvenus à faire élire un nombre majoritaire de députés.

L’exécutif se fait «boss de l’administration publique» par les ministres et les sous-ministres qu’il nomme pour chapeauter les décisions des fonctionnaires et imposer des « décrets » aptes à servir les intérêts des associés de leur parti.

Et l’exécutif usurpe le pouvoir des juges en les empêchant parfois de se saisir des causes embêtantes pour le parti en question ou en interprétant abusivement leurs jugements sans qu’aucune surveillance publique efficace ne puisse s’y opposer considérant la confusion qui règne…

Ces outrages résultent du fait que nous soyons encore pris avec la séparation des pouvoirs illégitime et illogique nous ayant jadis été imposée par le monarque britannique.

Elle continue de cliver les compétences de manière idiote entre des entités « provinciales » et des entités « fédérales ».

Si cette séparation des pouvoirs accommodait jusqu’ici le monarque devant contrôler les provinces de son dominion, il est clair qu’elle ne convient pas du tout aux nations modernes ayant l’obligation formelle, en vertu des règles impératives de droit humanitaire international, de rendre leurs institutions efficaces pour lutter contre la grande corruption !

Un autre grave problème se pose pour nous depuis 1982:

Le pouvoir judiciaire – celui qui en ultime recours devrait permettre aux citoyens d’une nation dominée par des politiciens crapules de se sortir intelligemment et sans violence de la misère – est profondément corrompu du fait que nos juges aient toléré qu’une anti-constitution, contrevenant aux règles impératives de droit universel et au gros bon sens humanitaire commun, s’applique ici malgré notre opposition manifeste !

Comment faire pour nous sortir de cet enfer ?

Inspirons-nous des publications du grand Charles Secondat de Montesquieu dans De l’esprit des lois en 1748 pour instaurer à demeure dans notre État national des contre-pouvoirs aptes à protéger réellement les droits fondamentaux et à permettre l’intelligente participation des citoyens à vie républicaine !

Requirements to constitute a national state.

The constitution of a nation requires to carefully document the characteristics of its regime in order to recognize its defects and to apply the corrections that are needed to become compliant with the imperative rules of universal law.

This exercise was not done when the Constitution Act of 1982 was forcibly imposed on the Quebec nation state.

This stage was also unfortunately overlooked in the 1980 and 1995 referendums, calling on Quebec citizens to bless in advance the work that politicians were committed to doing on their behalf while certain issues were insufficiently documented.

The questions that Quebeckers must ask themselves in order to understand their political, constitutional, administrative, judicial and legislative regime are numerous and of great importance.

Their study should therefore not be neglected !

We must observe the types of political regimes that exist in the world and compare them with what is happening here: see their advantages, how they could be applied and even how they could creatively solve our problems.

It is hoped for this part that our schools contribute to the exercise, but not to promote an unacceptable status quo or some problematic ideologies leading to chaos…

Our schools should help us to analyze the existing structures, understand their characteristics and measure their impacts in the light of the peremptory rules of universal law for which the members of the United Nations are responsible.

This knowledge must not be put only in the hands of the constitutionalists or experts…

It must be accessible to all citizens so that everyone is well equipped to exercise its civic capacity, to intelligently respect the applicable laws and to sincerely ensure the protection of fundamental rights !

We can say about our regime that it is currently chaotic, inconsistent and disrespectful of our international commitments to fundamental rights…

And since we are making the observation that the status quo allows no more civic protection, it becomes crucial and urgent to remedy the deterioration !

We must study carefully the fundamental rights violations and document the characteristics of our regime (political, constitutional, administrative, judicial and legislative) that contribute to them in order to find quickly the effective remedies.

This requires mutual help, patience, empathy, perspicacity, consistency and perseverance…

We must be attentive to the story told by the people acting as « canaries of the mine » since they warn us of the abuse of power that they have undergone and that happens in our back while we are busy doing other things !

Once we have heard these stories and become solidary with the victims, we are then able to carry out the institutional reforms that are necessary to stop the outrages and to remedy the denials of justice that our regime causes (more intensely) to the targeted victims, and (more insidiously) to the whole collectivity !

Although the drafters of the Anti-Constitution of 1982 suggested that it might be otherwise, fundamental rights have the principal characteristic of being not only necessary for each person taken individually but also for all the citizens of a nation and for the entire global community, including the people who are not yet on this earth !

This crucial characteristic allows us to recognize the truly « fundamental » human rights.

It is therefore essential to study the regime that applies to us to verify if it is truly as democratic as some claim, and to determine whether it is capable of truly insuring welfare and respect of fundamental rights.

A monarchical regime in which a queen irrevocably (and hereditarily) acts as the head of state cannot be « democratic ».

And it is not able to really respect the principle of « equality before the law » which is promoted in the Universal Declaration of Human Rights and the International Covenant on Civil and Political Rights…

Especially since the ancestors of the queen dominated the nation by arms and exploited it over centuries while maintaining its subjection as a dominion !

Monarchy is no democracy even if parliamentarism is present, as shown by the existence of the National Assembly and the House of Commons…

And above all, a monarchy that is imposed by the conqueror does not allow the establishment of a true republic, where citizens are able to ensure the protection of fundamental rights, nor does it allow the accomplishment of a true confederation, where a nation state can interact equally among others.